Restrictions dans les réserves
Par Jean-Pierre Virolet, président commission active-réserves.
Les restrictions budgétaires imposées par le dernier trimestre 2008 (restitution de fonds à la DGGN) ont obligé les commandants de groupements concernés à prendre certaines mesures restrictives dans l’emploi des réservistes.
Afin d’essayer de maintenir les renforts opérationnels dans les unités de terrain à un niveau acceptable et par souci d’économie, diverses mesures sont mises en œuvre :
• annulation de certains modules d’instruction, et en particulier la formation d’agent de police judiciaire adjoint (APJA) ;
• réduction importante des journées normales d’instruction ;
•emploi en priorité de militaires du rang et de sous-officiers subalternes ;
•appel aux « bénévoles » pour effectuer des journées non soldées.
Malgré quelques réajustements inégalitaires entre les groupements, cette situation entraîne un certain ressentiment des réservistes concernés, et risque à terme de décevoir ceux qui ne seront plus employés.
Dans un rapport d’évaluation, pour l’année 2007, de l’état de la réserve militaire adressé au Parlement, le Conseil supérieur de la réserve militaire (CSRM) souligne la nécessité de maintenir un budget suffisant afin d’améliorer le recrutement et surtout fidéliser les volontaires pour éviter les départs prématurés.
Même ramené à 30 000 réservistes, le quota des effectifs prévu pour 2012 risque de ne pas être atteint. De surcroît, il ne permettra pas à la réserve opérationnelle, partie intégrante de la Gendarmerie, de faire face aux nombreuses missions qui lui incombent, et en particulier celles en situation de crise. L’annonce récente d’un budget réserve revu à la baisse pour 2009 n’est pas de nature à améliorer « le moral des troupes ».
Suite des infos sur la réserve dans « L’Essor » n°407 de novembre 2008