Dossier du mois
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LE CFMG
Le dialogue en Gendarmerie
Espoir ou réalité ?
Mieux défendre les gendarmes au sein de la Gendarmerie : c’est, en résumé, le rôle du CFMG (Conseil de la fonction militaire de la Gendarmerie). Cette instance de régulation, de concertation, de dialogue entre la hiérarchie et la base au sein de l’Arme, est dirigée par un nouvel officier depuis le 1er août dernier.
Il s’agit du colonel Régis Bourçois qui, jusqu’à cette date, était l’un des patrons du Sirpa Gendarmerie ; c’est dire s’il connaît bien la communication. Cet homme de 52 ans, marié et père de trois enfants, nous a reçus dans son nouvel environnement professionnel, au Plessis-Robinson, en région parisienne. Sans langue de bois, il s’explique sur son nouveau challenge, ses ambitions, mais il répond aussi aux interrogations exprimées çà et là par les gendarmes.
Jean-Claude SEGUIN. – Mon colonel, comment concevez-vous votre rôle, votre mission à la tête du CFMG ?
Régis BOURÇOIS. – Mon rôle à la tête du secrétariat général du CFMG sera très simple : faire vivre cette instance du 1er janvier au 31 décembre, et pas seulement durant les deux sessions annuelles et les journées d’information. Il est nécessaire que tous les gendarmes sachent que l’instance nationale de concertation est pleinement intégrée dans la marche de l’institution et qu’elle joue un rôle d’avis et de conseil.
Le positionnement du secrétaire général au plus près du directeur général de la Gendarmerie participe de cette logique.
Pour être encore plus précis, je dirai que je me fixe quatre objectifs pour les trois années à venir :
• renforcer la légitimité du Conseil ;
• faire du Conseil un outil de modernisation de la Gendarmerie ;
• renforcer la qualité du dialogue social interne ;
• enfin, mieux évaluer la qualité de la concertation.
Dossier préparé par « L’Essor » à découvrir dans le numéro 406 d'octobre 2008.
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PROJET DE LOI SUR LA GENDARMERIE
Décryptage
Le projet de loi portant dispositions relatives à la Gendarmerie a été présenté, le 21 août 2008, au Conseil des ministres par la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie. Il doit être examiné incessamment par l’Assemblée nationale lors de la session parlementaire qui vient de s’ouvrir. ANALYSE DU PROJET
– Les missions de la Gendarmerie portent sur :
• la sécurité et l’ordre public,
• le maintien de l’ordre,
• le renseignement et l’information.
– La Gendarmerie est placée sous l’autorité du ministre de l’Intérieur, mais le ministre de la Défense demeure compétent pour les missions militaires, et les gendarmeries spécialisées (air, maritime, armement, gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires) lui restent rattachées. Les modalités de participation aux Opex et aux missions de défense sur le territoire sont inchangées. Par ailleurs, le ministre de la Défense continue de contribuer au soutien de la Gendarmerie (santé, essence, infrastructure, formation) et il participe à la gestion des ressources humaines, pour laquelle il conserve ses attributions dans le domaine statutaire, et notamment disciplinaire.
– La Gendarmerie n’est plus concernée par les procédures de réquisitions de la part de l’autorité civile.
– Les limites d’âge du corps de soutien administratif et technique de la Gendarmerie sont alignées sur celles des sous-officiers de Gendarmerie.
– Les militaires de la Gendarmerie vivent en caserne et bénéficient d’une grille indiciaire spécifique.
Dossier préparé par « L’Essor » à découvrir dans le numéro 406 d'octobre 2008
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