Pendant l'Occupation (1940-1945), des gendarmes actifs appartenant
à des réseaux de la Résistance se rassemblèrent
sous le nom de Front National de la Gendarmerie (F.N.G.). A la libération,
le F.N.G. poursuivit son action malgré l'ordre du Ministre
de la Guerre de suspendre les comités. Il atteignit bientôt
40.000 membres et fut rebaptisé " Mouvement du personnel
sous-officier de la Gendarmerie et de la Garde " en avril 1946.
Nommé le 14 mai 1946 Directeur de la Gendarmerie,
le général Rouyer s'opposa immédiatement au
mouvement et interdit aux personnels d'active d'en assurer la direction.
Les responsables incitèrent donc Jean Cousteix, adjudant
chef en retraite et directeur de la publication " La Vois de
la Gendarmerie et de la Garde " (l'actuel Essor de la Gendarmerie),
à prendre la relève pour fonder une association légale.
Jean Cousteix réussit à trouver 12
retraités pour constituer un bureau et le 23 août 1946
furent déposés à la préfecture de Police
de Paris les statuts de " L'Union du Personnel de la Gendarmerie
et de la Garde ". (J.O. du 8 septembre 1946)
En 1947, le Général Rouyer signa
une circulaire interdisant aux personnels d'active de faire partie
d'une association. Jean Cousteix réussit à faire rapporter
cette décision en intervenant auprès de Paul Coste-Floret,
Ministre de la Guerre, en démontrant qu'on allait ainsi pousser
les gendarmes à la clandestinité. Mais Paul Coste-Floret
fut remplacé en septembre 1948 par Paul Ramadier qui saisit
le Conseil d'Etat, lequel précisa que l'article premier de
la Constitution ne pouvait être considéré comme
donnant le droit d'association aux personnels des armées
en activité de service. L'U.P.G.G. devint alors " L'Union
Nationale du Personnel en Retraite de la Gendarmerie et de la Garde
" et ultérieurement " L'Union Nationale du Personnel
en Retraite de la Gendarmerie " lorsque la Garde Républicaine
mobile prit l'appellation de " Gendarmerie Mobile " (1954).
L'U.N.P.R.G. a acquis très vite droit de
cité parmi les associations d'anciens militaires. En outre
pleinement représentative des militaires de la Gendarmerie,
en activité et en retraite , elle a constamment lutté
pour améliorer les conditions de vie matérielle et
morale de tous les ressortissants de la Gendarmerie.