En 1935, Jean Cousteix crée La Voix de la Gendarmerie,
le premier périodique corporatiste consacré à cette
institution militaire. Adjudant-chef en retraite, il entend ainsi assurer
le soutien des personnels, qui ne peuvent adhérer, contraints par
leur statut, à une organisation syndicale. Après une interruption
de parution pendant la deuxième guerre mondiale, cette publication,
rebaptisée ultérieurement L'Essor de la Gendarmerie nationale,
devient l'organe de presse officiel de L'Union Nationale des Personnels
en Retraite de la Gendarmerie (U.N.P.R.G.) également fondée
par Jean Cousteix.
En 1972, Jacques Revise reprend le flambeau et modernise
le concept. Il s'investit beaucoup pour l'amélioration des conditions
de vie et de travail des gendarmes. Il plaide pour la participation, la
concertation et la libre expression. Il dénonce les abus tout en
luttant pour entretenir la spécificité de la Gendarmerie
et n'hésite pas à rappeler toutes les réussites de
cette institution dans les périodes de doute comme la crise de
1989. Les lecteurs ne s'y trompent pas et le tirage est multiplié
par 4 en l'espace de 20 ans… La confiance et l'adhésion des
abonnés à leur journal permettent des réussites incontestables
dans bien des combats engagés pour eux…
Pour développer encore son audience auprès de toutes les composantes de la Gendarmerie, « L’Essor » s’est transformé profondément. Vous avez été nombreux à le constater. Avec ce journal, vous avez sous les yeux un nouvel ESSOR. Plus dense en informations, plus près du terrain (comme le souhaitaient de nombreux lecteurs dans les sondages), donnant davantage la parole aux lecteurs et aux gendarmes qui ont un point de vue à exprimer, ces nouveaux numéros inaugurent une ère nouvelle dans l’histoire du journal. Plus vivante, plus interactive, cette nouvelle formule de « L’Essor » fait alterner l’information officielle, juridique, technique, les nouvelles associatives, les interviews, et l’expression des lecteurs. Parmi ces nouveaux communicants, en plus des courriers de lecteurs, vous retrouvez maintenant régulièrement des courriers de… navigateurs du web.
Beaucoup de changements donc, mais un même esprit, déclinant des séquences différentes, mieux hiérarchisées, mieux marquées dans leur vocation de changement de rythme : le professionnalisme journalistique que nous avons recherché dans notre nouvelle organisation sous l’impulsion d’un nouveau rédacteur en chef, Jean-Claude Seguin, est à l’origine de cette évolution qui enrichit le contenu et structure mieux le journal.
Le monde de l’information n’est plus ce qu’il était. Internet irrigue de plus en plus la vie quotidienne. Cette révolution de l’information et de la communication intègre le lecteur dans le jeu des acteurs de l’écriture. C’est le sens de l’ouverture de « L’Essor » nouvelle formule que nous sommes heureux de proposer à nos abonnés depuis le mois de novembre dernier. Avec la volonté, comme les sportifs, de faire encore mieux les prochaines fois.
Bernard Méaulle, directeur de la publication