Histoire de la Gendarmerie
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11 Novembre 1918
Le dernier jour de la Première Guerre
Le message du maréchal Foch annonçant la fin de la guerre fut transmis par télégraphe aux commandants en chef des différentes armées alliées, le 11 novembre à 5 h 15 : « Les hostilités sont arrêtées sur tout le front, à partir du 11 novembre, 11 heures (heure française). Les troupes alliées ne dépasseront pas, jusqu’à nouvel ordre, la ligne atteinte à cette date et à cette heure. » Cet ordre fut retransmis par le général Boichut aux régiments de la division à 7 h 15, accompagné de consignes particulières de prudence, auxquelles le colonel Petitdemange jugea utile de rajouter quelques recommandations supplémentaires, pour que « les hommes mettent leur mouchoir au bout de leur fusil… et crient en chœur et de toutes leurs forces “Vive la France !” et chantent La Marseillaise… On ne fraternisera pas avec l’ennemi ».
Les combats ont effectivement continué jusqu’au dernier moment. Le soldat de 1ère classe Augustin Trébuchon, estafette de la 9e compagnie, titulaire de la Croix de guerre, tué à 10 h 50 d’une balle dans la tête alors qu’il était porteur d’un ultime message pour son capitaine, a été le dernier mort de la Première Guerre mondiale dans le secteur. Ce fut le soldat Delalucque qui eut l’honneur de sonner le « cessez le feu », à 11 heures précises. Appelé par le capitaine Lebreton pour effectuer les sonneries réglementaires, le brave Poilu, sans doute ému par la solennité de cette mission, ne se souvenait même plus de cette sonnerie…
Par ailleurs, le dernier communiqué officiel de la guerre, diffusé le 11 novembre à 15 heures, signalait sobrement : « A l’est de la forêt de Trellon, nous avons atteint la frontière belge. A la suite de durs combats, nous avons forcé les passages de la Meuse entre Vrigne et Lumes. »
En effet, les 9, 10 et 11 novembre, la 163e division d’infan-terie engagée dans le franchissement de la Meuse eut 96 tués et 198 blessés. Ces pertes étaient les dernières de la Grande Guerre, mais, enregistrées le 11 novembre, elles furent déclarées comme si elles avaient eu lieu le 10 novembre. Cette ultime opération sur la Meuse fut, en effet, montée parce qu’il était nécessaire, à l’heure où discutaient les plénipotentiaires allemands qui essayaient de se dérober à la volonté du maréchal Foch, que les armées gardent leur volonté offensive et maintiennent le haut commandement allemand dans la peur. Il fallut attendre 1929 pour qu’un monument soit édifié à Vrigne-Meuse en souvenir de ce dernier combat.
Texte extrait de « La Revue historique des armées » (n° 251- 2e trimestre 08).
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DEVOIR DE MÉMOIRE
Dans son discours, le Directeur général a redéfini l'identité du « gendarme » au présent et son rôle dans la société. La Gendarmerie, forte de ses traditions, est donc bien une force militaire à compétences de police et non pas, à l’inverse, une force de police à statut militaire. Le « gendarme » est un soldat de métier ayant reçu une formation militaire lui permettant d’appartenir à la communauté des forces armées. C’est un homme de terroir, gardien de la loi et serviteur du peuple en tout temps et en tout lieu, y compris sur les théâtres d’opérations extérieures. Espérons que nos principes fondateurs resteront gravés dans la mémoire de nos cadets, et surtout dans l’esprit des décideurs.
Jean-Pierre VIROLET,
vice-président national.
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