Ça me révolte !
Que l’on supprime quatre écoles de Gendarmerie pour, peut-être, équiper correctement nos braves militaires en mission en Afghanistan, passe encore. Mais que ce soit la ministre de l’Intérieur qui l’annonce, alors là, ça me révolte. Que fait le ministre de la Défense, Hervé Morin ? Il a déjà plié bagages ? La Gendarmerie passe sous l’égide du ministère de l’Intérieur le 1-1-09, non ? Jusqu’à preuve du contraire, nous sommes toujours militaires ! C’est une véritable pétaudière. Je ne vous cache pas mon profond ressentiment.
M. PROUX.
Pas assez de place pour tout le monde
Le 1er janvier 2009, nous serons absorbés par le ministère de l’Intérieur. Je vois en cela une chose de positive : le budget. Lorsque nous étions sous le couvert budgétaire du ministère de la Défense, nous nous faisions « manger » et jalouser par les trois autres armées. Depuis des années, la Gendarmerie a le plus grand mal à boucler ses fins d’années. Le problème est d’actualité. En région Corse, des voitures sont immobilisées dans les ateliers de mécanique en attente de pièces.
Pour ce qui nous concerne, nous attendons de récupérer notre Clio après le changement des pneumatiques. Nous sommes astreints à effectuer des patrouilles à 3 pour certains (pour les heures externes/gendarme), les autres effectuent des patrouilles pédestres.
Signe que tout n’est pas rose...la prime d’habillement, qui nous est versée d’habitude au mois de septembre, a été reportée au mois d’octobre !Nous entendons à la radio et pouvons lire dans la presse ou sur Internet les prévisions de fermeture de plusieurs écoles de Gendarmerie.
Il en est de même pour certaines unités. Des escadrons de gendarmerie mobile sont amenés à fermer, ainsi que des compagnies et brigades de gendarmerie départementale. C’est un signe qui ne trompe pas. Notre temps est-il compté ? Je suis gendarme OPJ depuis 2006, après de nombreuses années passées en GM. Lorsque des officiers ou gradés supérieurs nous déclarent que le rattachement au ministère de l’Intérieur va bloquer l’avancement à un moment ou à un autre... je m’inquiète aussi.
Il nous avait été rapporté que le Pagre pouvait nous mener à une belle carrière de gradé, pouvant même nous faire accéder (pour les meilleurs d’entre nous) au passage dans le rang des officiers. L’alignement Police-Gendarmerie fait qu’il va falloir nommer du personnel aux grades supérieurs pour rééquilibrer la parité avec la Police. Je continue à servir la justice et mener le combat contre l’insécurité, mais j’espère que nos politiques nous aideront à nous donner les moyens nécessaires. Nous, représentants de l’ordre et garants de la sécurité nationale, nous sommes la vitrine de la France aux yeux de nos voisins européens et du reste du monde.
Gendarme d’active.
La réforme sera nécessaire… mais difficile à concrétiser
Courant avril 2008, un projet de réduction du personnel avait été demandé au général commandant la région Bourgogne. Début septembre 2008, le groupement de la Côte-d’Or était informé de la suppression de plusieurs unités de son département, dont une compagnie, une BR et plusieurs brigades de proximité. Les EDSR se voyaient remodelées en fonction de leurs missions. Les PSO, informés officiellement de cette mise en place pour début 2009 par une réunion du commandant de groupement, ont diffusé l’information. Il va sans dire que le moral du personnel était au plus bas. Ceci était sans compter la levée de boucliers provoquée par le procureur de la République et le préfet. En définitive, il ne devrait y avoir que 15 suppressions de postes en Côte-d’Or, et la réforme des EDSR est repoussée. Information à suivre…
Bruno Sylvestre - UD21.
60 ans déjà !
En vous adressant mon réabonnement à « L’Essor », je ne résiste pas au plaisir de vous signaler que c’est la soixantième fois que j’effectue cette démarche.
En effet, je m’abonnais la première fois à la « Voix de la Gendarmerie », de Jean Cousteix, en octobre 1949.
Depuis cette date lointaine, j’ai toujours été abonné, sans aucune interruption, à notre fameuse revue, malgré les critiques officielles portées sur elle, qui ont obligé Jean Cousteix à changer son titre plusieurs fois, passant de « La Voix » à « L’Avenir » puis à « L’Espoir », enfin à « L’Essor », en vigueur aujourd’hui. C’est vous dire l’attachement que je porte à votre revue, qui est la nôtre, et qui a toujours été indispensable aux personnels de la Gendarmerie, et qui l’est plus que jamais.
Je suis heureux de vous adresser aujourd’hui, Messieurs, ma très grande reconnaissance et tous mes encouragements, à vous qui êtes les responsables actuels. Je lance également un appel aux jeunes générations qui n’ont peut-être pas saisi, tous, l’importance de votre action, afin qu’ils nous rejoignent au plus vite, dans leur intérêt personnel et dans l’intérêt général.
J. P., lieutenant honoraire.