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SOMMAIRE
author: L'Essorpublished: 28.06.2010

Retrouvez ci dessous un résumé des articles développés dans "L'Essor" n°426 paru en juillet 2010.


Une sanction démesurée
author: L'Essorpublished: 28.06.2010

Le patron des gendarmes des Ardennes, le colonel Blériot, a refusé que ses hommes participent à une reconstitution particulièrement sordide. Mal lui en a pris : la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Reims lui a retiré son habilitation OPJ pour un an. Petit problème : pour cette sanction, les magistrats se sont appuyés sur le décret de 1903, supprimé depuis la loi du 3 août 2009 !


Tout ça pour ça
author: L'Essorpublished: 28.06.2010

En visitant une brigade de Gendarmerie à Lamotte-Beuvron (41), le chef de l'Etat a voulu rassurer des gendarmes inquiets pour leur avenir. Pourtant, il n'y aura pas eu d'annonce lors de cette opération de communication. Au contraire, le chef de l'Etat a insisté sur le caractère "rural" des missions de la Gendarmerie. Un message inquiétant en période de répartition des missions avec la Police.


PMI : place aux recours
author: L'Essorpublished: 28.06.2010

L’Etat a fini, par décret, par aligner les indices des taux de pensions d’invalidité sur ceux des pensionnés officiers mariniers. Toutefois, cette mesure n'est pas rétroactive. "L’Essor " invite tous les pensionnés concernés à déposer des recours et met à disposition un modèle de lettre à adresser au Service des pensions de La Rochelle, préalablement à toute saisine du tribunal.

Parole de maire : Une délinquance très... juvénile
author: L'Essorpublished: 28.06.2010

A Abbeville en Picardie, des enfants très jeunes commettent des actes de délinquance graves. Le maire pointe la difficulté d’agir lorsque la dotation de la Mairie baisse au même rythme que les effectifs de Police.


L'EDITO DU MOIS


À chacun son métier


Au nom de la  fameuse RGPP (Révision générale des politiques publiques), les effectifs de la Gendarmerie ont été réduits. Pour compenser  cette perte de personnel, on incite les gendarmes à se concentrer sur leur "cœur de métier", à éviter les tâches annexes. Il est vrai qu'il n'y a pas si longtemps, des gendarmes accomplissaient des tâches incompatibles avec leur statut militaire et leur métier de "soldat de la loi" : ils étaient armuriers, jardiniers, mécaniciens, secrétaires, électriciens, plombiers, etc. Les anciens se souviennent... Il y avait, même – et c'était on ne peut plus discutable, des notables se sont d’ailleurs fait condamner pour des faits similaires – des gendarmes d’ordonnance au service des officiers ! Ces "militaires domestiques" faisaient le ménage, parfois la cuisine, servaient de chauffeur privé, etc. Ces temps sont heureusement révolus et, maintenant, les gendarmes  sont enquêteurs, chargés de missions  précises de surveillance générale ou de maintien de l’ordre. Cela étant, il reste beaucoup à faire : le problème des transfèrements de prisonniers, notamment, n’est toujours pas résolu... Les gendarmes continuent à effectuer ces missions qui, pourtant, incombent à l'administration pénitentiaire. Sans évoquer le problème des "missions indues", tels les gardes statiques ou les détachements divers, qui peuvent occuper jusqu’à 40 % du temps de service. Depuis des lustres on nous fait miroiter le fait que tout va rentrer dans l'ordre, mais les déclarations d’intention ne suffisent pas à faire bouger les choses. On prend vraiment nos amis pandores pour des factotums... Alors, lorsqu’un colonel (l'affaire Blériot dans les Ardennes) se voit retirer son habilitation d’OPJ pour avoir refusé que ses personnels fassent de la figuration lors d'une reconstitution de crime – avec des scènes particulièrement sordides –, nous montons au créneau. On croit rêver... Il existe pourtant des professionnels, des comédiens, spécialisés dans ce genre de rôles. Hélas, on ne rêve pas. C’est la tendance du moment : dire une chose et faire le contraire... Mode à laquelle les gendarmes, pragmatiques, logiques et cohérents par essence, ont du mal à s’habituer. Je crois qu’ils finiront par ne plus accepter de "marcher sur la tête"... Bien sûr, comme à l’accoutumée, cette bévue crée de l’agitation et on espère que tout rentrera dans l’ordre à l’issue des procédures d’appel... Jusqu’au prochain incident où, à nouveau, on confiera à des gendarmes des tâches étrangères à leur cœur de métier. C’est tellement tentant... Mais l’affaire "Nicolas Blériot" créera un précédent que, en tout état de cause, "L’Essor" à l'occasion, ne manquera pas de rappeler. A bon entendeur...

Jean-Claude SEGUIN, rédacteur en chef.




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