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SOMMAIRE
author: L'Essorpublished: 01.02.2010

Retrouvez ci dessous un résumé des articles développés dans "L'Essor" n°421 paru en février 2010.


Un rapport de forces au net avantage des policiers
author: L'Essorpublished: 01.02.2010

En ce début d’année, il nous apparaît nécessaire de faire, à nouveau, le point sur la "cohabitation" et la répartition des tâches entre gendarmes et policiers. Nous avons donc repris un certain nombre d’informations recueillies de "source sûre", mais qui génèrent toujours autant d’interrogations, d’inquiétudes et d’indignations...


Afghanistan: sous le feu des talibans
author: L'Essorpublished: 01.02.2010

Depuis le 1er décembre 2009, le contingent de gendarmes français en Afghanistan est au complet. Les mobiles de l’escadron de Chauny ont connu leur baptême du feu, dont ils se sont sortis avec brio. Nous avons interviewé le colonel Didier Laumont, 55 ans, commandant les forces de Gendarmerie sur place, qui fait un premier point de situation.


Séisme en Haïti: la Gendarmerie touchée
author: L'Essorpublished: 01.02.2010

L'adjudant-chef Lionel Amar, et l'adjudant Laurent Le Briero ont succombé dans le séisme qui a ravagé Haïti, le 12 janvier. La France a proposé l’envoi d’une centaine de gendarmes dans le cadre de la Force de Gendarmerie européenne (FGE). Près de 150 gendarmes participent déjà aux opérations de secours.


Délinquance 2009 : une toute petite baisse
author: L'Essorpublished: 01.02.2010

Les violences aux personnes restent en hausse alors que le chiffre global de la délinquance n'a enregistré qu'une petite baisse de 1,04% l'année passée.


L'EDITO DU MOIS


Alerte sur la Gendarmerie


Dans le dernier numéro de "L’Essor", je mettais l’accent sur ceux qui estimaient que, à terme la Gendarmerie devait devenir uniquement une police des campagnes. Je n’imaginais pas, toutefois, que ce projet pouvait prendre corps aussi rapidement. Des événements récents m’ont conduit à modifier mon jugement. En l’espace de quelques petites semaines, et profitant une fois de plus de l’attention familiale aux fêtes de fin d’année, plusieurs décisions ont été prises en catimini. Ainsi la captation au profit de la Police de 23,5 millions sur le budget de la Gendarmerie, histoire de boucler la fin de mois de décembre de nos chers amis de la maison d’en face ; la dissolution affirmée de huit escadrons, et la prévision d’en supprimer plusieurs autres ; la création, à la Direction générale de la gendarmerie, de trois directions d’administration centrale, qui pourront donc être confiées à des préfets ; la prévision de la mise en place de 175 communautés d’agglomérations qui passeront en police d’Etat, entraînant la suppression de nombreuses brigades, alors que, entre 2007 et 2009 déjà, 250 unités de gendarmeries ont été rayées de la carte ; la fusion envisagée des sections de recherches avec les SRPJ, ce qui induira la perte de 1 300 emplois par application de la Révision générale des politiques publiques (RGPP). Pour schématiser, la transformation des gendarmes en gardes champêtres est réellement en marche. En privilégiant les policiers sur le plan indiciaire, on pousse même insidieusement les jeunes gendarmes à demander eux-mêmes, à terme, un rattachement à la police. Le mouvement est enclenché pour marginaliser la Gendarmerie, en attendant de mettre en place une police unique de statut civil. Heureusement, des voix s’élèvent pour protester contre un tel acharnement. Des sénateurs tels Jean-Louis Carrère, sénateur des Landes, réagissent en défendant haut et fort leurs "services publics", et des maires, à l’instar de Jean-Claude Perrin, maire de Bouc-bel-Air (13), se prononcent fermement contre le projet de police d’agglomération. La Gendarmerie, l’une des plus vieilles institutions française et police de proximité depuis 1720, a toujours œuvré à la satisfaction des autorités locales. C’est à nouveau, pour nous, l’occasion d’appeler solennellement au maintien du dualisme des forces de l’ordre. Il fait coexister une police civile et une police militaire à compétence semblable en matière d’enquêtes judiciaires. C’est un principe fondamental qui participe à l’indépendance des magistrats et concourt au libre choix des citoyens, élément nécessaire à la reconnaissance de leur liberté. Ne pas en convenir, c’est remettre en cause le modèle de démocratie à la française que le monde nous enviait jusqu’à présent.

Jean-Claude SEGUIN, rédacteur en chef.

 



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